Je suis originaire du Mexique et j’ai dû quitter mon pays avant d’obtenir mon baccalauréat.
Quand je suis arrivé en France, je ne parlais pas un mot de français. J’ai commencé à prendre des cours et j’ai essayé d’intégrer un lycée. Ça n’a pas été possible, déjà à cause de la barrière de la langue, mais aussi parce que j’étais déjà majeur, j’avais 19 ans. Cette époque était compliquée pour moi : j’ai été déraciné de mon pays, dans des conditions difficiles, je ne connaissais pas la culture, et je devais faire le deuil
sur le fait de continuer mes études. Je pensais que toutes les portes étaient fermées et j’étais en train de baisser les bras sur mon avenir.
Jusqu’à ce que j’entende parler du DAEU. Je me suis renseigné et l’aventure a démarré. Avoir une nouvelle opportunité de poursuivre un parcours universitaire, cela
a vraiment été moteur, à cette période, pour moi.
Au début, je pensais que ce serait insurmontable, mais l’équipe a été très encourageante. Les enseignantes et enseignants étaient patients et pédagogues et les groupes étaient assez petits, ce qui laissait le temps à chacune et chacun de poser des questions sur ce qu’on apprenait. Et mon niveau de français a vraiment augmenté, pendant la formation. J’ai acquis des bases solides pour pouvoir continuer mes études et arriver jusqu’au doctorat. En plus d’obtenir un diplôme, le DAEU m’a redonné un rythme : le fait de me lever, d’avoir des devoirs, de me sentir utile… Cela peut paraître anodin, mais quand on a eu une période de latence, le fait de revenir en cours, d’avoir un planning, nous réapprend à être rigoureux, ponctuel… Avec les autres stagiaires, c’était très convivial.
L’équipe pédagogique installe une bonne ambiance qui facilite les relations. Pour ma part, j’étais assez timide, en arrivant et j’ai réussi à faire des connaissances. J’ai encore des amis que j’ai rencontrés pendant le DAEU.
Au Mexique, depuis le lycée, on s’oriente vers un domaine assez précis. Pour moi, c’était le médical et la santé. Après le DAEU, j’ai candidaté en licence Sciences de la vie. J’ai été reçu et j’ai poursuivi en Master Biologie-Santé. En licence, j’avais des résultats corrects,
mais c’est surtout en Master que mes notes ont augmenté. Et c’est aussi grâce au DAEU. C’était une continuité des enseignements que j’avais suivis. Je suis arrivé troisième de ma promotion. Ce parcours m’a permis de postuler pour obtenir une bourse ministérielle et intégrer une école doctorale. Aujourd’hui, je réalise une thèse en génétique. Je suis en 3è année, j’arrive au bout. Je ne pensais pas forcément aller jusque là. Je me suis toujours dit «il faut rêver grand», mais si je n’y arrive pas, ce n’est pas grave ! Et avec les outils et méthodes que j’ai obtenus pendant le DAEU, j’y suis arrivé.
Au début, on se pose beaucoup de questions : est-ce que l’on est à la hauteur, est-ce que l’on va réussir, mais il faut foncer ! Cette formation, c’est vraiment un tremplin qui permet de rebondir sur le plan personnel et professionnel, de nous faire grandir. Avant la rentrée, je conseille de travailler ses points faibles, et de se renseigner pour avoir une idée de ce qu’on va faire pendant la formation. Pendant les cours, il faut être assidu, s’investir, faire les devoirs… surtout ne pas lâcher. Une astuce : réécrire ses cours, cela facilite vraiment l’apprentissage !
Témoignage à lire sur Ouest France Communication
Avant d’entrer en DAEU, j’avais un titre professionnel «Responsable de rayon». J’avais trouvé un CDI, 4 ans après l’obtention de cette certification, dans un magasin de bonbons. Un an plus tard, la gérante m’a appris que la boutique allait fermer. Trouver un emploi dans ce domaine était compliqué et j’ai donc souhaité me réorienter.
J’adore lire ! Je lisais beaucoup quand je faisais des petits contrats dans la vente : j’ai lu tout Lagarde et Michard, des compilations de la littérature contemporaine, moderne, médiévale… Des livres d’histoire, aussi. J’ai donc décidé de faire une reprise d’études pour devenir soit bibliothécaire, soit enseignante dans le secondaire. Pour exercer ces métiers, il me fallait au moins un bac +3. Je n’avais qu’un bac
pro, à l’époque, donc j’ai fait mes recherches pour trouver un diplôme équivalent au bac.
Aujourd’hui, je vise le concours de conservatrice de biothèques, après ma thèse.
Il faut savoir que je suis en situation de handicap : j’ai une dyslexie sévère. Dans la vente, cela ne posait pas de problème. Mais en passant les tests de positionnement, on s’est rendus compte que cela pourrait être compliqué pour suivre la formation. J’ai eu deux rendez-vous avec le responsable pédagogique du DAEU qui m’a demandé de suivre la remise à niveau du GRETA pour m’aider à suivre les cours. Cela m’a fait prendre conscience qu’il fallait des adaptations pour ma situation. Avant c’était un peu caché, la dyslexie, un peu honteux. Et pour réussir à avoir mon DAEU, j’ai dû accepter ce handicap. Pendant la formation, j’ai beaucoup travaillé. Je reprenais systématiquement mes cours, après les avoir écrits.
Je faisais des photos, j’ajoutais des images, des cartes et des documents liés au sujet étudié, je lisais plus que ce qui était demandé… Je ne vivais que pour l’obtention de ce diplôme, je me suis donnée à fond pour dépasser mes difficultés. De tout mon parcours universitaire, cela a été le meilleur moment. Il y avait une très bonne ambiance avec les autres stagiaires. On ne s’entend pas avec tout le monde, mais je me suis fait des amis, des relations que j’ai encore aujourd’hui. Également avec les enseignantes et enseignants, qui ont été très accueillants et disponibles.
Le DAEU m’a permis d’acquérir de solides compétences, notamment en rédaction, qui m’ont été bien utiles dans la suite de mon parcours. J’ai fait une licence en histoire, parcours géographie, puis un Master. Depuis 2021, je réalise une thèse sur l’histoire du papier au Moyen-Âge en Bretagne de 1399 à 1555. Mes recherches ont été financées jusqu’en 2025, ce qui est rare, dans mon domaine (1 handicontrat et demi proposé pour une dizaine d’étudiantes et étudiants). Dès la première année d’études, les enseignantes et enseignants m’ont dit que le niveau serait exigeant. Je me suis donc donné les moyens. Je me suis investie auprès de l’université : j’ai été plusieurs fois représentante de ma promotion, et, par la suite, de mon laboratoire et de mon école doctorale. J’ai aussi participé à la création de l’association Handicapable. J’ai réalisé plus de 20 communications et j’ai déjà trois articles publiés sur mes travaux de recherche. Tout ce que j’ai fait, c’est grâce au DAEU, il a été mon tremplin. J’aimerais bien avoir l’opportunité d’enseigner à mon tour dans cette formation, et de redonner ce que j’ai reçu. J’ai fait cours auprès d’étudiantes et étudiants, dans le cadre de ma thèse et j’ai eu l’occasion de rencontrer d’autres diplômés du DAEU. Cela a tout de suite créé un lien, comme avec M. Cariou, qui a lui-même fait le DAEU avant de devenir responsable pédagogique. Je conseille à celles et ceux qui veulent se lancer dans le DAEU de ne pas attendre que les choses viennent d’elles-mêmes. Il faut s’imposer de la rigueur et de l’autonomie. Les enseignantes et enseignants sont là, mais c’est à chacune et chacun de se discipliner pour réussir. Il faut aller chercher plus loin, en lisant les manuels et les livres qu’on nous conseille. Anticiper l’entrée en formation pour être prêt ! Je souhaite que ce dispositif continue à exister aussi longtemps que possible, c’est une belle opportunité. Pour terminer, j’aimerais adresser mes remerciements à l’ensemble des enseignantes, enseignants et au personnel administratif du dispositif pour leur disponibilité et leur accompagnement durant cette année de formation
La place du DAEU dans ma carrière est fondatrice et révélatrice. Ça a été le moment où j’ai pris ma vie en main. Auparavant, comme beaucoup de candidats au DAEU, j’étais dans une situation sociale et professionnelle que je n’avais pas choisie. J’avais l’impression d’être coincé. Je suis entré dans la vie professionnelle à 16 ans, en apprentissage à l’Arsenal de Brest. J’ai été formé à la construction et à la réparation navale. Je me suis rendu compte, dès le premier jour, que ce ne serait pas pour moi. Donc j’ai cherché une issue, et, à 25 ans, j’ai découvert l’ESEU (ancien nom du DAEU). Mon premier objectif, comme j’étais frustré de ne pas avoir eu
le droit d’étudier, c’était d’aller à l’Université. De rattraper le temps perdu !
La construction professionnelle est venue après.
Obtenir ce diplôme était ma priorité de l’année. Je considérais que je partais de zéro, que j’étais un sac vide. Je me suis donc donné les moyens : j’ai pris un 80 %, j’ai travaillé d’arrache-pied et je l’ai obtenu. Je me revois, dans le hall, devant la liste des admis avec mon nom dessus, et avec une décision à prendre sur mon orientation. Je me suis dit « c’est maintenant que tu choisis ». Je voulais continuer à travailler sur ce que j’avais vu pendant le DAEU. Ma réflexion a été la suivante : en littérature / français, ce n’est pas gagné, c’est dans ces domaines que j’ai le plus à apprendre. Je me suis mis dans une logique de défi et je me suis inscrit en fac de Lettres. Professionnellement, j’ai tout fait pour pouvoir aller étudier : je travaillais pendant tous mes congés et je consacrais le reste de mon temps à l’université. Un des enseignants m’a marqué. C’était M. Le Gall, un professeur de latin.
Un jour, sur le ton de la plaisanterie un peu grinçante, il a lâché « je ne comprends vraiment pas pourquoi des soudeurs de l’Arsenal viennent apprendre le latin ». Comme j’avais ce côté un peu revanchard, j’ai tout fait pour lui faire changer d’avis, grâce à mes résultats. En deuxième année, ce même enseignant, a dit devant ma promotion : « les étudiants en Lettres, vous avez deux solutions : soit vous finirez prof, soit bibliothécaire ». J’ai décidé que ce serait moi qui deviendrais prof. J’ai donc poursuivi dans cette voie. Je me suis libéré de mon travail pour me consacrer à cet objectif et j’ai obtenu le CAPES.
J’ai démarré ma carrière en collège et lycée. J’ai tout fait pour rester à Brest, car je voulais conserver des liens avec la formation et l’université. Parce que la formation
d’adultes, ça continuait à me parler. J’ai été enseignant au GRETA, en tant que vacataire. Et un jour, au mois de septembre, un prof de la fac de Sciences m’appelle parce qu’il cherche un vacataire. C’était un vendredi soir, pour le lundi suivant.
J’ai pris 2h pour y réfléchir et je me suis dit « j’y vais. » J’ai fait ça pendant plusieurs années et dans la même période, l’équipe du DAEU s’est mise en recherche d’un nouvel enseignant de français. Et on me fait cette proposition. Évidemment, je l’ai saisie, sans hésitation. C’était comme une récompense. Je voyais très bien ce que je pouvais apporter comme contenu et du rôle que je devais avoir pour motiver les apprenants, leur faire comprendre les enjeux, tout en étant bienveillant. De fil en aiguille, j’ai augmenté mes heures au sein du dispositif. Entre-temps, j’ai obtenu un poste de titulaire à l’IUT de Brest/Morlaix. En aménageant mon temps, j’arrivais à être assez présent et impliqué pour le DAEU. Ainsi, lorsque la responsable pédagogique est partie en retraite, j’étais un bon candidat ! La formation d’adulte, c’est unique. Ça repose plus sur les stagiaires que sur l’enseignant, il faut leur rendre hommage. Leur particularité c’est qu’ils sont volontaires. On ne leur impose rien. Évidemment, ils ont des contraintes et il faut être bienveillant, car l’expérience montre que l’on peut partir de rien pour aller quelque part, peu importe où. Mais on n’a rien sans rien, et c’est notre boulot d’enseignant, ne pas les laisser penser que le simple fait d’être là va leur donner le diplôme. Ça passe par du travail et de l’investissement.
Par exemple, un stagiaire qui était absent et qui venait me demander les cours, je lui disais souvent en plaisantant au second degré « la prochaine fois, je les vends. » Parce que l’étudiant, parfois, il est dans une posture d’attente. Il faut lui rappeler que c’est à lui de faire et de s’investir, l’enseignant doit encourager et accompagner.
Si j’y étais amené, j’expliquais que j’étais passé par le même chemin qu’eux. Je ne démarrais jamais l’année en leur disant cela, mais si le moment se faisait sentir, je le révélais. À partir de là, la plupart du temps, on renforçait la proximité et on continuait à avancer. C’est dans la régularité et l’effort que l’on réussi. Les stagiaires du DAEU, ils ont du mérite. Venir à l’université, le soir à 18h, au mois de novembre alors qu’il pleut et qu’il fait nuit, cela demande un véritable effort. Mais à 18h01, c’est la magie du DAEU, l’énergie revient ! Mon moment préféré, c’était le vendredi avant les vacances de Noël : les locaux sont complètement désertés et nous on est là. Et alors, je disais aux stagiaires « Je ne sais pas si vous mesurez le moment, l’Université est à nous ! » Je ne sais pas s’ils percevaient toujours la symbolique, mais humainement, ça créait des liens ! Pour conclure simplement, aujourd’hui, je peux dire que l’Université m’a tout apporté et que je n’ai eu de cesse de lui rendre.
Avec le DAEU, j’ai réussi à être là où je devais être.
Avoir le bac, c’était très important pour moi. Je voulais de plus intégrer une licence d’histoire. En 2019, j’ai donc effectué des recherches sur Internet pour savoir s’il existait des formations permettant d’obtenir le niveau baccalauréat. J’ai alors découvert le DAEU sur le site de l’UBO et m’y suis inscrite. Comme je travaillais à l’époque dans le secteur de la restauration avec des horaires contraints, c’était compliqué de concilier reprise d’études et vie professionnelle. Le DAEU est exigeant et je n’ai pas pu le décrocher en un an. Avec la période Covid, je n’ai pas réussi à le retenter tout de suite. Une dérogation m’a été accordée pour que je puisse le repasser en 2024.
Afin de mettre toutes mes chances de mon côté, je me suis consacrée à 100 % au DAEU en mettant mon travail entre parenthèses pour pouvoir assister aux cours en présentiel et je l’ai obtenu en 2025. J’ai beaucoup apprécié l’esprit d’entraide et de solidarité qui régnait au sein de notre promo.
Nos professeurs étaient aussi très soutenants et mobilisateurs. Cela contribue vraiment à la réussite du DAEU. Aujourd’hui je suis en première année de formation à l’Institut de formation au Travail Educatif et Social (ITES) de Guipavas, dans le but de devenir assistante sociale.
En me prouvant que j’étais capable d’avoir le niveau bac avec le DAEU, je me sens aujourd’hui plus assurée. Mon conseil à toutes celles et ceux qui souhaitent passer le DAEU : se faire confiance et s’entraider entre collègues de promo.
J’ai commencé à travailler à 15 ans dans le cadre d’un apprentissage en CAP restauration. J’ai ensuite évolué dans ce secteur et suis devenu gérant d’un restaurant. C’est en 2023, à plus de 30 ans, que j’ai eu envie de renouer avec les études. Je voulais absolument passer mon bac, revoir des matières théoriques telles que l’histoire, la philosophie et la littérature. D’une part, parce que le baccalauréat permet d’ouvrir plein de portes, notamment celles de l’enseignement supérieur. D’autre part, parce que j’avais une grande curiosité intellectuelle. Je ne savais pas que le DAEU existait, j’ai appris son existence via des recherches sur Internet. J’avais tenté auparavant une préparation à distance avec le CNED mais je gérais encore mon restaurant et c’était très compliqué. Il fallait que je sois en classe, avec des professeurs. Le DAEU proposé à l’UBO s’est donc avéré idéal. Au début, c’était difficile parce que je travaillais encore à côté. Il a fallu s’accrocher, apprendre à défricher un cours, prendre des notes, s’organiser et réviser. Les enseignantes et enseignants ont
été très disponibles et bienveillants, sans jugement. Alors que l’on avait des âges et niveaux différents, ils ont réussi à emmener tout le monde vers la réussite. Au sein de la promo on s’est beaucoup entraidé, on échangeait sur les cours, on révisait ensemble. Après l’obtention du DAEU en 2024, j’ai pu accéder à la formation régisseur son à laquelle j’avais été pris sous réserve de décrocher mon diplôme. Depuis, j’ai repensé mon projet professionnel. Le DAEU m’a permis de découvrir la philosophie et j’ai eu un vrai coup de cœur. Je suis donc aujourd’hui en licence 1 de philosophie à l’UBO et c’est passionnant. Par la suite, je souhaite me former et travailler dans le social. La vie a fait que je n’ai pas eu le bac parce que j’ai travaillé, et le DAEU a été un peu pour moi une revanche. Cela m’a donné confiance, et m’a fait me sentir légitime. Grâce au DAEU, j’ai pu m’autoriser à explorer de nouvelles formations et changer de vie professionnelle. Mon conseil pour les futures candidates et futurs candidats au DAEU : venir en cours, être rigoureux, régulier, et développer une cohésion de groupe au sein de la promo.
J’ai arrêté mon parcours scolaire à 16 ans. Dans la communauté des gens du voyage à laquelle j’appartiens, on n’a pas l’habitude de faire des études, certains métiers nous semblent inaccessibles.
À 22 ans, j’ai souhaité reprendre mes études en psychologie. Je voulais faire un métier qui avait du sens. En faisant des recherches sur le métier de psychologue, j’ai vu qu’il fallait avoir le bac ou un équivalent pour rentrer en formation. J’ai rencontré une conseillère Mission locale qui m’a appris que le DAEU existait. Et j’ai donc commencé mon parcours. En termes d’organisation personnelle, cela a été assez simple pour moi, car j’étais encore chez mes parents, je n’avais pas besoin d’avoir un travail à temps plein. J’ai beaucoup apprécié le déroulement des cours.
Les professeurs sont vraiment très intéressants, quelle que soit la matière, impliqués, patients et compréhensifs. Mon professeur de français était issu du DAEU. Il savait ce qu’on traversait et nous a donné de vrais repères. Quand on n’a pas de bases et que l’on ne sait pas où il faut aller chercher, c’est rassurant d’être guidé au départ. Stressée de nature, le fait d’avoir pu passer des examens blancs avant les «vrais» m’a permis aussi de dédramatiser. Le jour des épreuves, comme j’en avais déjà fait deux, cela m’a semblé être une répétition. Obtenir le DAEU m’a apporté une grande fierté, le sentiment d’avoir réussi quelque chose, cela m’a ouvert d’autres possibilités. Après l’obtention du diplôme, j’ai dû attendre un an avant d’être acceptée en L1 de psychologie, à Brest. J’ai réussi mon année assez facilement, mais j’ai dû arrêter mon parcours pour travailler. Même si, pour le moment, je ne suis pas allée au bout de ma formation en psychologie, j’ai quand même acquis des compétences en termes d’organisation de travail : recherche, prise de notes, rédaction, travail en groupe… J’ai également rencontré parmi les stagiaires de nombreuses personnes qui avaient le même schéma de vie que moi.
Des gens avec qui je ne pensais pas forcément m’entendre aussi bien et qui, pourtant, sont devenus des amis. Mon conseil aux futurs candidats : lancez-vous ! Le DAEU, c’est une bouffée d’air qui permet d’acquérir des connaissances, des compétences, cela apporte un vrai plus sur le CV… Cela permet aussi de faire des rencontres et de prendre du recul. Et n’hésitez pas à poser des questions, même avant de vous inscrire. L’équipe qui gère la formation est vraiment patiente et prend le temps de répondre pour que l’on soit bien informé en amont. Je tiens à remercier toutes les personnes qui participent à la mise en place du DAEU. On était dans un environnement très agréable et surtout très humain. Je suis contente aujourd’hui de pouvoir parler de ce diplôme autour de moi, et au sein de ma communauté.