Pour la première édition de l'université des enfants, l'UBO vous invite à la découverte de l'incroyable vie secrète des vasières !
Connaissez-vous les vasières ?
Ces milieux littoraux, présents en bord de mer, le long des rivières et des estuaires, partout dans le monde, sont soumis au rythme des marées qui les recouvrent et les découvrent tour à tour. Ce sont de grandes étendues de vase, constituées de sédiments très fins, sans végétation à la surface et qui dégage une odeur de soufre.
Ça ne vous fait pas rêver ? Pourtant, les vasières sont des milieux essentiels dans l’environnement. Elles remplissent de nombreuses fonctions biologiques indispensables : photosynthèse, stockage du carbone, filtration de l’eau, refuge pour la biodiversité, limitation de l’érosion…
Une conférence interactive et ludique pour les 8-14 ans
Dans le cadre de l’université des enfants, Jérôme Morelle, biologiste au laboratoire des sciences de l'environnement marin de l'UBO, vous propose de découvrir ces écosystèmes méconnus lors d'une conférence divisée en 9 séquences de 5 minutes, ponctuées de quiz interactifs. Il vous fera découvrir les processus biologiques qui s'y déroulent et vous montrera leur importance cruciale pour notre environnement et au-delà.
Informations pratiques :
- Ouvert à tous les enfants de 8 à 14 ans
- Mercredi 28 janvier 2026, à partir de 14h30 : 45 minutes de conférence, suivi par un goûter offert
- Amphithéâtre Prévert de la faculté des sciences du sport et de l’éducation, 20 avenue Le Gorgeu à Brest - Plan d'accès
- Inscription gratuite, mais obligatoire
- Les parents ne sont pas admis dans l'amphithéâtre pour laisser aux enfants la liberté de s'exprimer, mais ils pourront suivre la conférence en direct.
Les informations recueillies sur ce formulaire sont enregistrées dans un fichier informatisé par l’UBO pour l'organisation de l'université des enfants. Ces données sont collectées à cette seule fin et ne seront ni échangées avec d’autres entités, ni utilisées pour d’autres finalités. Elles seront conservées pendant 6 mois. Vous pouvez accéder aux données vous concernant, les rectifier, demander leur effacement ou exercer votre droit à la limitation du traitement de vos données. Vous pouvez retirer à tout moment votre consentement au traitement de vos données.
Pour exercer ces droits ou pour toute question sur le traitement de vos données dans ce dispositif : developpement-durable@univ-brest.fr
Si vous estimez, après nous avoir contactés, que vos droits « Informatique et Libertés » ne sont pas respectés, vous pouvez adresser une réclamation à la CNIL.
Jérôme Morelle est phytosociologue, spécialiste des microalgues, au LEMAR, le laboratoire des sciences de l’environnement marin. Le mercredi 28 janvier, il sera le premier intervenant de l'université des enfants, où il présentera ses recherches sur les vasières. Rencontre en trois questions.
- Quel est votre parcours ?
J’ai suivi une licence biologie des organismes et des populations et un master 1 d’écologie à Lille (59) avant de me spécialiser en milieu aquatique grâce au master 2 Sciences de la mer à Caen (14). J’ai ensuite réalisé un doctorat à l’Université de Caen portant sur la variabilité spatiale et temporelle de la production primaire dans l’estuaire de la Seine.
Après ma thèse, soutenue en 2017, j'ai enchaîné plusieurs post-doctorats au cours des 8 dernières années sur différents aspects de l'écologie marine et des cycles biogéochimiques. J'ai notamment travaillé sur la dynamique de la production primaire du microphytobenthos en lien avec la bioturbation, les cycles biogéochimiques dans les estuaires, le cycle du carbone et de l’azote dans les zones humides, ou encore la phototaxie des diatomées benthiques.
- Sur quoi portent vos recherches ?
Mes recherches portent principalement sur les processus microbiens impliqués dans les grands cycles biogéochimiques, en particulier la production primaire assurée par le microphytobenthos dans les milieux littoraux, soit tous les microorganismes qui se développent dans le sédiment.
Je m’intéresse à la photosynthèse de ces micro-organismes, ainsi qu’à leur dynamique photophysiologique et comportementale dans des environnements soumis à des conditions variables, qu’il s’agisse de changements naturels, de pressions anthropiques ou d’évolutions liées au changement climatique.
J’étudie également la manière dont ces micro-organismes structurent et soutiennent les écosystèmes littoraux et estuariens.
Ces travaux contribuent à mieux comprendre le fonctionnement de ces milieux, à mieux prévoir leur évolution et à améliorer leur gestion.
- Pourquoi participez-vous à l'université des enfants ?
Je participe à l’Université des enfants car mon travail consiste aussi à vulgariser la recherche auprès du plus grand nombre. Cela concerne à la fois les décideurs, pour les aider dans leurs choix, mais aussi le grand public, afin de leur permettre de mieux comprendre leur environnement, de percevoir les bénéfices qu’il apporte à notre société et d’imaginer comment celle-ci peut, en retour, en prendre soin pour que cela perdure.
Les enfants représentent un public privilégié : leur curiosité, leur spontanéité et leur vivacité d’esprit rendent l’exercice particulièrement stimulant et agréable. Ils sont également les citoyens de demain et constituent une véritable clé de voûte pour l’avenir.
Les sensibiliser à l’écologie et au respect du vivant est essentiel, surtout dans le contexte actuel.
Ma manière de transmettre consiste à montrer en quoi la prise en compte de l’environnement est bénéfique à la fois pour les écosystèmes et pour la société. J’aime pouvoir amener les enfants à comprendre pourquoi et comment l’environnement fonctionne, et ce que cela implique pour nous.
Participer à l’Université des enfants dans le cadre du projet Science comes to town est donc une occasion unique de valoriser mon travail de vulgarisation et de toucher un public dont l’importance est encore trop souvent sous-estimée.